» Afficher les photos Reportages pour l’Agence France Presse
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Portraits et paysages du tournage de « Rencontres au sommet », un documentaire co-réalisé avec Gustavo Almenara
(37’).
Photographies au Mamiya 7 – films 120 Kodak Portra 400 NC.
Andalousie, Espagne – mai 2008
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Ce reportage a été réalisé en novembre 2007 et mai 2008 à l’ouest d’Almeria (Espagne), dans la plus vaste zone
de cultures sous serres au monde. Depuis les années 70, la péninsule du Poniente est devenue l’Eldorado mondial de
l’agriculture hydroponique* sous plastique. 35.000 hectares de serres à perte de vue. Sur place, 200.000 entreprises
produisent 30 % du PIB de la province. 3 millions de tonnes de fruits et légumes par an pour un chiffre d’affaires
annuel de 1.3 milliards d’euros. Des produits emballés et expédiés en 24 heures et livrés dans les 48 heures au
consommateur final, dans toute l’Europe.
Un modèle d’agriculture lucratif grâce à une économie
souterraine devenue sujet tabou dans la région : plus de 80.000 travailleurs clandestins. La moitié, en provenance
d’Afrique principalement, mettent 3 ans à régulariser leur situation, travaillent au noir pour un salaire de 33 €
par jour et subissent parfois les exactions de la police. Depuis les émeutes xénophobes de février 2000, sur le plan
social, rien n’a changé ou presque.
Côté environnement, le Conseil d’Agriculture d’Andalousie
démarre cette année un programme de développement durable baptisé, « l’Engagement Vert ». Une première pour
l’agriculture sous plastique encore jamais subventionné par l’état. Sur le terrain tout reste à faire :
contamination des sols, épuisement des nappes phréatiques, enfouissements des déchets... Sans compter la fièvre
immobilière qui s’est emparée du littoral. Des luxueuses stations balnéaires aux cortijos* en ruines réservés aux
sans-papiers, cet immense labyrinthe de serres est le théâtre de tous les extrêmes. On parle d’un « paradoxe
moderne » : 80.000 clandestins tentent de s’intégrer à une économie qui sans eux n’aurait jamais connu un tel
essor.
Photographies argentiques sur films Kodak Professional - Portra 400 VC
*
agriculture hydroponique : culture hors sol à l’aide de substrats nutritifs.
* cortijos : fermettes
andalouses.
» Afficher les photos « Si je squatte, c’est que je suis forcé. Même si je travaille et touche un salaire, je n’ai pas de cautions pour acquérir un appart’. Et puis entre un 15 m2 à 500 euros…et un 90 m2 gratos…y’a pas photo », explique Sam, un habitué du squat. Pour ce trentenaire, se loger est un calvaire. Et squatter, une solution devenue mode de vie. Beaucoup de grandes villes européennes comptent au minimum plus de 200 habitations illégalement occupées. Mais qu’est-ce qu’un squat ? C’est un « espace inoccupé investi pour se loger par des personnes sans domicile fixe ou mal logées, sans autorisation du propriétaire ». Le plus souvent il s’agit d’espace libre, faute d’entretien et de réparation, que les propriétaires laissent à l’abandon. Des biens qui participent à l’augmentation du prix de l’immobilier. Le phénomène du squat est donc une alternative à la crise du logement qui touche la plupart des grandes villes européennes. Il existe toutes sortes de squats. Des squats de « précarité », unique alternative pour les SDF ou les « Sans Papiers ». Mais aussi des squats « autonomes » qui revendiquent la pratique artistique et véhiculent un discours critique dénonçant la crise du logement. S’ils différent par leur mode de fonctionnement, tous ont un dénominateur commun : développer une forme d’autonomie et récupérer tout ce qu’une ville jette ou cache…Comme à Paris, on l’on compte près de 14% d’habitations vacantes… Qu’il s’agisse d’une ancienne léproserie sur les hauteurs de Barcelone ; d’un magnifique immeuble Haussmannien dans les beaux quartiers de Paris ; d’une école de cinéma rachetée par des squatteurs à Amsterdam ; ou d’une école musulmane au cœur de Londres transformée en un haut lieu de la culture underground, le squat se décline de multiples manières. Ce portfolio réunit des images d’enquêtes menées dans quatre villes d’Europe où le phénomène du squat s’est développé en réponse à la crise du logement. Bienvenus dans l’Europe des squats les plus emblématiques !
» Afficher les photos Dans la jungle résonnent des coups rythmés. À la tombée du jour, Aman Robkunen frappe de sa hache. L’arbre s’écroule lourdement dans l’épaisse forêt. Les enfants, surexcités par le tremblement sous leurs pieds, courent dans tous les sens. L’écorce du sagoutier est retirée puis disposée autour de l’arbre, tel un grand tapis. Le site est prêt. Demain à l’aube, Aman Robkunen viendra extraire du tronc le sagou, une farine acidulée et très protéique, base de l’alimentation des Mentawai depuis 3000 ans. Au large de Sumatra, dans la jungle indonésienne de l’île de Siberut, certaines tribus Mentawai ont su maintenir un mode de vie traditionnel basé sur l’existence du sagoutier. Un arbre qui comble une grande partie de leurs besoins. Une fois abattu, les palmes et les branches sont utilisées pour la construction du toit de l’uma, la maison communautaire Mentawai, ou encore pour confectionner paniers ou sacs à dos. L’écorce du tronc sert de bois pour la cuisine et d’aliment pour les animaux domestiques. Avant cuisson, le sagou est ficelé dans des feuilles puis servi sous forme de brin moelleux, telle une mie de pain caoutchouteuse.
» Afficher les photos Londres. Depuis l’inauguration de la gare Eurostar de Waterloo en 1994, la rive sud de la Tamise connaît un essor touristique sans précédent. Des quartiers industriels à l’abandon sont devenus, en une dizaine d’années, un des pôles culturels de la capitale. A commencer par la Tate Modern, musée d’art contemporain édifié au sein d’une ancienne centrale électrique. Depuis la Battersea Power Station au sud, jusqu’au London Bridge à l’est, les projets urbains se sont multipliés. Spectacles de rue, promeneurs, sportifs et touristes. Pubs, terrasses et restaurants bondés. Le South Bank, un nouveau centre de gravité culturel et touristique du cœur de Londres.